Rencontre avec l'équipe d'Aloha Surf Photography

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Rencontre avec l'équipe d'Aloha Surf Photography

Voyager, c'est aussi s'ouvrir - s'ouvrir à l'inconnu, à des cultures différentes, à des nouvelles rencontres... Pour Nora Lemoal et Benjamin Fabre, c'est au monde de la photographie que leur séjour en Australie les a ouverts. Des balades matinales au bord de la mer ont inspiré les premières prises de vues. Une collection de photographies de surf les a ensuite amenés à créer un site web et à partager les images sur Facebook. Actuellement, ils préparent leur première exposition photographique à Biarritz.
Nora et Ben nous parlent de leur parcours, de l'Aloha Surf Journal & Photography, et de leur collaboration avec la Surfrider Foundation.

Pour commencer cette interview, pouvez-vous vous présenter un peu : quels sont vos parcours dans le monde de la photo ? Dans le monde du surf ?

Benjamin: J'ai 23 ans et je viens de terminer mes études à Sydney en Australie. Je pratique le surf depuis mon plus jeune âge. J'ai débuté sur la Côte Basque. Puis l'envie m'a pris de voyager pour découvrir de nouvelles vagues, de nouvelles cultures d'où l'idée de partir en Australie, à la découverte de ce pays continent qui regorge de vagues complètement vierges. Cet aspect est apparu tout naturellement en Australie face à la beauté des paysages, des levers de soleil…

Nora: J'ai 21 ans et je suis étudiante en communication à Paris. Après mon bac, j'ai voulu découvrir le monde et c'est tout naturellement que je me suis tournée vers l'Australie où Benjamin habitait depuis déjà 6 mois. Je l'ai retrouvé là bas, il m'a transmis sa passion pour le surf à travers les spots mythiques australiens. Nous avons très rapidement partagé nos passions pour le surf et la photographie que je pratique depuis quelques années.

Quand avez-vous créé 'Aloha Surf Journal & Photography' ? Quelles ont été vos motivations ?

Le projet Aloha Surf Journal est né il y a un peu plus d'un an maintenant. Alors que nous étions tout deux en Australie, nous nous sommes levés aux aurores pour aller nous promener sur la plage de Bondi Beach et admirer le lever de soleil. Nous avions avec nous un vieil appareil photo argentique et une pellicule à finir. En développant le film nous avons été très impressionnés par le résultat et la qualité des clichés. Nous avons continué à nous lever les matins suivants, nous avons ensuite monté une page facebook puis un site internet que nous alimentions avec nos photos quotidiennement.
Très concernés par l'environnement, nous avons ensuite décidé de nous associer à une association de protection des océans et des littoraux, Surfrider Foundation, afin de présenter nos clichés au public et de sensibiliser les gens aux problèmes environnementaux qui menacent la pratique du surf. C'est ainsi qu'est né l'exposition "Aloha Surf Photography" qui retrace notre expérience à l'autre bout du monde et qui débutera le 4 octobre prochain à Biarritz.

Faut-il obligatoirement être un surfeur pour pratiquer ce genre de photographie ?

Pour photographier les vagues ou les surfeurs il faut pouvoir se mettre à leur place, anticiper les mouvement du surfeur, le déferlement de la vague. Ces conditions impliquent d'avoir une bonne connaissance du surf et de l'océan afin que les photos soient vivantes. De plus, contrairement à la majorité des autres sports, le surf est une pratique capricieuse qui nécessite plus de paramètres : une bonne marée, un bon vent, de la houle… La pratique du surf permet avec l'expérience d'être au bon endroit au bon moment pour obtenir de bonnes photos. La photographie vient après la découverte du surf. Il faut vraiment être passionné de surf pour se lancer dans la photographie de ce sport.

Vous avez photographié un peu partout dans le monde. Quels ont été les lieux, les moments, les plages, les vagues, etc., les plus mémorables ?

Chaque moment a été mémorable. Mais si nous devions nous souvenir que d'un, sans hésité nous citerions Fidji. Nous étions en vacances sur une petite île perdu au milieu de cet archipel lorsque nous avons décidé de partir sur une petite barque de pêcheur à la découverte des spots de surf les plus proches. Nous nous sommes alors rendu sur l'une des vagues les plus convoitée du monde de part sa beauté, sa perfection, ses longs tubes et le cadre paradisiaque: Cloudbreak. Une fois sur place le spectacle fut grandiose. Tous les meilleurs pros de la planète réunis pour surfer des vagues hautes comme des montagnes.

Depuis plus d'un ans, vous photographiez le surf avec un regard « écolo ». Comment vos photos montrent-elles ce « respect de soi, respect de l’autre et respect de nos océans » dont vous parlez ?

Nos photos témoignent de la beauté mais aussi de la fragilité des littoraux, des vagues et des océans. Nous essayons de susciter chez notre public une certaine émotion à la vue de nos clichés. Un sentiment qui pousserait la personne à prendre conscience de la chance que nous avons de posséder un terrain de jeu si formidable qu'est l'océan. En nous associant à l'organisation Surfrider Foundation Europe et en décidant de leur reverser une partie de nos bénéfices pour soutenir leurs causes, nous participons activement à la sauvegarde de l'écosystème marin. De plus, nos événements sont largement tournés autour de la sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Notre prochaine exposition à Biarritz accueillera à cette occasion une conférence baptisée "trois niveaux d'engagements pour sauver la planète" au cours de laquelle nous expliquerons notre projet, Surfrider Foundation Europe présentera sa prochaine campagne en vue d'inscrire au patrimoine mondial de l'UNESCO la pratique du surf et les vague et Pierre Pomiers, le fondateur de Notox qui fabrique des planches de surf écologiques racontera l'histoire de ce projet.

Vos photos seront exposées au Surfrider Campus à Biarritz en octobre. Quelles sont vos attentes pour cette exposition ?

Nous espérons que les gens viendront nombreux pour découvrir notre travail et assister à notre conférence. Nous espérons aussi rencontrer les bonnes personnes qui permettront à Aloha Surf Journal de grandir un peu plus. Enfin, même si cela est secondaire nous aimerions bien vendre quelques photos histoire de soutenir efficacement les causes de Surfrider et les remercier de nous avoir aidé à lancer cette exposition!

Quels sont vos projets pour la suite?

Nous avons un autre exposition de prévue en décembre-janvier dans une salle parisienne avec un jeune artiste français. Comme nous partons en Indonésie, le thème sera "l'invitation au voyage". Bien sur nos clichés seront toujours tournés autour du surf et de la mer. Nous comptons aussi organiser une exposition au sein de la Fédération Française de Surf à Hossegor.
Pour le reste rien de très clair mais nous espérons que l'aventure continuera !

 

Propos recueillis par LG

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