Louise Narbo, le roman d’une autoportraitiste

portrait: 
Louise Narbo, le roman d’une autoportraitiste
Interview « Photographes »

Louise Narbo explore l’autoportrait au sens large, en superposant à ses photos ses propres textes, et en rapportant de son enfance souvenirs et objets. Elle évoque son entourage familial et ses origines, y ajoute de nombreuses représentations d’elle-même, pour présenter une œuvre complète sur sa vie. Lauréate des rencontres photographiques du Xème arrondissement à Paris cette année, elle exposera une série appelée « Les voyages de la nuit » du 16 octobre au 28 novembre 2009.

Photographie Louise Narbo

Comment avez-vous commencé à faire de la photographie ?

Il y a plusieurs choses qui m’ont amené à la photographie, et si l’on devait les résumer en deux mots, ce serait « l’absence » et « la perte ».
En ce qui concerne l’absence, mes parents n’ont pas eu de photo de mariage. Enfant cela me posait vraiment un problème car tout le monde autour de moi en avait une. Il me manquait la preuve qu’ils s’étaient bien mariés. Ça m’a toujours paru suspect .

Plus tard, vers dix huit ou vingt ans, j’ai confié à un photographe que je venais de rencontrer, quelques films à tirer. Il a mal noté mon adresse et je n’ai jamais pu les récupérer . Cette perte a été assez  douloureuse. J’ai lu dans un livre d’Hervé Guibert, qu’il avait lui aussi perdu les premières photos vraiment intéressantes qu’il prit de sa mère.  Après la prise de vue, il ouvrit son appareil, mais il n’y avait rien ! Il avait oublié de mettre un film!
Pour  moi cette perte inaugurale m’a lancé dans un désir de photographier, comme pour me faire oublier l’absence et la perte de ce premier rouleau.

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