L’antichambre des héros, par Olivia Pierrugues

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L’antichambre des héros, par Olivia Pierrugues
Interview « Photo ou série photo »

Olivia Pierrugues est une jeune étudiante en photographie originaire de Montpellier. Après avoir étudié la littérature et la civilisation hispaniques, elle a vécu deux ans dans le sud de l'Espagne près de Séville. Aujourd'hui elle fréquente la classe de deuxième année à l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles, et a choisi pour sujet de reportage les étudiants en école taurine. A ce titre, l'Atelier du Midi lui a demandé si elle voulait faire une exposition de cette très belle réalisation.

 

Votre exposition à la Galerie du Midi actuellement, comment a-t-elle été provoquée et comment se passe-t-elle ?

L'exposition a été provoquée par le biais de Patrick Ruet qui avait demandé à une étudiante de l'Ecole dont il suit le travail et qui expose prochainement à l'Atelier du Midi si elle connaissait des étudiants qui travaillaient sur la tauromachie, elle m'a donc prévenue et il m'a contacté. Ensuite nous avons contacté Pablo Guidali qui était résident à l'Ecole l'année dernière et travaillait sur un jeune torero.
Pour l'instant tout se passe bien, le vernissage a attiré plus de deux cents personnes et nous attendons le long week-end de la feria qui sera sans doute le temps fort de l'exposition.

Comment voyez-vous le monde de la tauromachie au travers de votre reportage et de ces étudiants ?

J'ai découvert le monde de la tauromachie à 14 ans mais d'abord seulement en spectatrice distante, puis l'an dernier j'ai eu envie de découvrir le milieu de l'école taurine, je cherchais aussi un sujet photographique qui me corresponde, entre le reportage et une approche plus esthétisante, en couleur et au moyen format. J'ai d'abord fais des images à l'Ecole d'Arles, puis Nîmes, mais les images de l'exposition sont celles prises à l'Ecole Taurine de Séville en octobre dernier, pour la symbolique du lieu, pour le décor naturel qui contraste avec les enceintes d'arènes, et puis parce que j'y ai découvert un aspect de mon travail sur lequel j'aimerais continuer maintenant, sur le corps-à-corps, le rapport de forces, le devenir-animal...

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