Gilles Danger, l'école des voyageurs

portrait: 
Gilles Danger, l'école des voyageurs
Interview « Photographes »

Certains photographes s'inspirent par le déplacement, l'aventure, le voyage. Gilles Danger s'identifie à cette "école" - “J'ai toujours voyagé dans le même esprit, c'est la cueillette qui change.” A l'occasion d'un nouveau projet de livre, “Une poussière dans l’oeil”, Gilles nous présente des extraits, des mises en pages, et nous  racconte ses expériences en tant que photographe professionel, ses voyages photographiques et son parcours vers la photographie artistique.

Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

En comprenant qu'une photo, sur une pellicule, ça disparaissait.

J’étais gamin, je me baladais sur la digue nord du Havre avec des copains. Il y avait la tempête, les vagues passaient par-dessus le remblai. Un copain de la bande avait un appareil photo. Il a couru vers la jetée pour prendre la photo la plus proche possible de la vague. Il en est revenu trempé comme une soupe, mais super content. L'appareil lui a échappé des mains, la pellicule s'est éjectée et s’est déroulée. J’ai eu l’impression qu’elle noircissait progressivement. Il avait fait un truc instinctif, inutile, il venait de tout perdre, mais il était heureux. J'ai trouvé ça fascinant.

J’ai commencé à photographier. D’abord, ma prof de français en cachette. Puis, les photos que j'aimais dans les magazines, pour les agrandir.

Je photographiais la télé : Angel Heart, Birdy, 9 semaines et demi. C’était l’époque des Tops models. Les pleines pages photos commençaient à affluer dans les magazines. Le monde de la photographie vivait une période de mutation technique, l'autofocus apparaissait.

La première photo que j'ai prise et suffisamment aimée pour l’encadrer, était une photo de chevaux de polo qui se baignaient. Ce qui m'intéressait, c'était les matières, les veines de chevaux. Comme les peaux des jazzmen. La texture, l'état de surface. C'est resté très pregnant dans ma photographie. A mon sens, je réussis une photo, quand il y a un bel état de surface.

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