Améliorer l’auto-édition pour tous : Eileen Gittins créé Blurb

portrait: 
Améliorer l’auto-édition pour tous : Eileen Gittins créé Blurb
Interview « La photo et le livre »

Photographe Californienne, la charismatique Eileen Gittins a pour atouts d’avoir des idées et d’être une femme d’affaire qui peut les mettre en pratique. Quand sa passion pour la photographie l’a conduit vers la création d’un livre en un exemplaire pour elle même, c’est en fondant sa propre société en 2005 qu’elle a pu trouver satisfaction. Permettant enfin aux photographes exigeant de réaliser un produit personnalisé, de bonne qualité, et en nombre réduit, cette entreprise s’étend aujourd’hui en Angleterre, en France, en Allemagne. Elle nous explique comment son aventure a commencée, et vers où elle se dirigera.

Cliquez ici pour lire l’interview en anglais/To read the interview in english, click here.

Quelle est votre expérience de la photographie, et comment est venu le désir de fonder Blurb ?

Mon intérêt pour la photo est né très tôt. À l'âge de 11 ans, mon père m'a offert un Kodak Retina 35mm. Puis il m'a envoyé chez notre famille à Londres pendant quatre mois. Et comme ils ne connaissaient rien de la photo, j'ai dû découvrir tout seul ce que voulait dire ouverture ou vitesse. Je dépensais tout mon argent de poche en pellicule, puis j'envoyais aux Etats-Unis des photos et mon père, qui était un très bon photographe, faisait sa critique.

Cet intérêt a resurgi à l'université, et j'ai fini par suivre un programme d'études en multi-media à l'université de San Fransisco. Cette notion de multi-media était nouvelle et dans l'air du temps, et j'étais aussi bien intéressé par la vidéo et le son que par la photo.

Ensuite j'ai fait des études de journalisme et de photographie à la fac. Après mon diplôme, il me fallait un travail et j'ai tout fait pour être embauché par Kodak, c'était vraiment chez eux que je voulais travailler. J'avais entendu dire qu'ils fournissaient gratuitement à leurs employés pellicule, papier et chambre noire. Bien sûr ça valait mieux que d'emprunter de l'argent ! C'était le début des années 1980, et les États-Unis connaissaient alors une récession, donc Kodak n'avait pas de travail à me proposer, mais un an plus tard, quand une place s'est libérée, j'ai sauté dessus !

J'ai commencé dans la vente, et je faisais aussi un peu de studio. J'ai travaillé pour Kodak pendant sept ans, et l'expérience a été très enrichissante, elle m'a donné l'occasion de rencontrer toutes sortes de personnes très intéressantes. Cette période correspond au début de la transition de la pellicule au digital, et je suis devenu l'un des premiers promoteurs de cette nouvelle technologie. Je me suis tellement passionné pour le digital que j'ai ressenti le besoin de prendre plus de responsabilités.

Au début des années 1990, j'ai quitté Kodak pour travailler au sein d'une petite entreprise de software. Ils créaient des logiciels de base de données professionnelles, mais cela m'a permis de mettre un pied dans le monde des start-up. J'ai commencé en tant que directeur du développement commercial, mon rôle était de nouer des liens avec les entreprises. Pour moi, c'était la première occasion de diriger un groupe.

Au milieu des années 1990, internet est arrivé. J'ai été amené a rencontrer des investisseurs, et j'ai créé ma première start-up. Après la crise, on ne gagnait plus d'argent, et très rares étaient ceux qui y arrivaient.

J'ai vendu l'entreprise, puis j'en ai crée une autre, que j'ai aussi revendue. Du coup, en 2003, je me suis retrouvé avec beaucoup plus de temps libre, et je me suis donc remis à faire de la photo. Je voulais avoir un projet, parce que j'aime travailler sur des projets à long terme. J'ai choisi de photographier des entrepreneurs, ceux qui on vraiment fait le web. Par le passé, j'avais travaillé avec nombre d'entre eux. Ils ont tous accepté de participer, et j'ai rapidement eu 40 portraits. C'était un mélange de moyen format Hasselblad et de travail digital. J'avais à la fois des images et des histoires, alors c'est devenu un photo-reportage. Je voulais le partager, et j'ai donc pensé à faire un site. Mais j'ai réalisé qu'il n'était pas facile "d'offrir" un site.

Pour poursuivre la lecture, cliquez ici.

 

Social

Gardez le contact

Nos partenaires